mardi 7 juillet 2015

Ibrahima Ba répond à vos questions

Ibrahima-Ba

Vous avez été nombreux à nous envoyer vos questions. Nous avons sélectionné les meilleures, voici les réponses d’Ibrahima Ba.

Eric (Eybens) : Comment as-tu commencé le football ?
J’ai commencé à jouer au football quand j’avais 2 ans, mon père m’avait acheté mon premier ballon. Je jouais avec mon oncle à la maison. Puis j’ai commencé à jouer dans les rues de Dakar, on faisait des tournois à l’école, et j’ai été repéré dans mon quartier par l’AS Douanes. Ils m’ont fait jouer avec les juniors en Championnat, mais ils m’ont surclassé la même année en sénior. Je jouais alors avec les deux équipes, puis je suis devenu capitaine de l’équipe junior. J’ai remporté la Coupe du Sénégal avec les deux équipes lors de la même saison.

Alexis (Montréal) : Que retiens-tu sportivement et humainement de tes passages en Tunisie, en Suisse et au Qatar ?
La Tunisie m’a beaucoup marqué, c’était mon premier contrat professionnel. J’ai encore beaucoup d’amis, j’y vais de temps en temps en vacances. La Suisse est un pays plus tranquille, j’ai fait un essai de 3 jours, puis j’ai signé 6 mois au FC Thoune. A la fin de la saison, j’ai prolongé avant d’être prêté au Qatar. C’est le pays dans lequel je me sentais le mieux, les conditions de vie et les infrastructures sont énormes, ils n’ont rien à envier aux clubs européens. Après mon prêt, je suis revenu en Suisse et j’ai été appelé en Sélection.

J’ai bien aimé le défi à relever et je crois au maintien.

Pourquoi avoir décidé de rejoindre l’AC Arles-Avignon, pourtant très en difficulté ?
Je savais que c’était compliqué et que ça allait être compliqué. J’ai bien aimé le défi à relever et je crois au maintien. Quand on m’a dit que le coach comptait sur moi j’ai tout de suite dit oui, j’ai pas hésité à venir et je voulais me relancer en Ligue 2. Je suis resté 3 saisons avec Istres, le National est très difficile. Venir ici était la seule occasion de retrouver la Ligue 2, j’ai sauté sur l’occasion même si j’avais des offres, au Koweit par exemple. Mais il y avait aussi l’aspect familial, mes enfants et ma femme se sentent bien, j’ai surtout pensé à ça. C’est le plus important.

Il faudra être à 200% pour réussir à se maintenir.

Adrien (Sainte-Cécile-Les-Vignes) : Comment te sens-tu à Avignon ?
Je me sens bien, même si ça ne fait que 3 mois que je suis ici, j’ai l’impression d’être là depuis des années. Les joueurs m’ont bien intégré, j’en connaissais déjà certains. C’est une belle famille, une bande de copains.

BA

Jean-Christophe (Maillane) : Comment analyses-tu cette fin de Championnat ? Et comment réussir à sauver le club de la relégation ?
Je pense que c’est de mieux en mieux. Depuis quelques temps, on enchaine, on a perdu des matches qu’on méritait de gagner. On travaille bien avec le staff, il faudra être à 200% pour réussir à se maintenir.

Lucas (Sorgues) : Es-tu prêt à laisser tes tripes sur le terrain pour maintenir le club en ligue 2 ?
J’ai toujours joué à fond dans tous les clubs où j’étais. J’ai toujours donné mon maximum, le club en a besoin.

Pierre (Pointel) : Préfères-tu jouer tout seul en sentinelle devant la défense, ou en récupération avec un autre joueur ?
Je joue à tous les postes au milieu, c’est le coach qui choisi dans quelle position il va me mettre. Je suis à son écoute.

Kévin (Arles) : Quel est ton meilleur souvenir de carrière ?
C’était mon premier titre (2004), en Coupe de Tunisie contre l’Espérance de Tunis, devant 60.000 spectateurs. Je n’avais jamais joué devant autant de personne, et au final on gagne 2 buts à 0.  Il y a aussi ma première sélection (13.06.2007) en Équipe Nationale pour les éliminatoires de la CAN face au Malawi.

Jérémy (Rognonas) : Salut Ibrahima ! Dans quel Championnat rêverais-tu de jouer ? Et dans quelle équipe ?
J’aime bien le Championnat Anglais, pour moi c’est le meilleur. J’apprécie particulièrement Chelsea, mais je ne sais pas si j’aurais l’occasion d’y aller.

Ba

Mathieu (Eyragues) : Quel est ton surnom ? Et pourquoi ?
On m’appelle « Prési » au Sénégal, ça vient de mon homonyme qui était Président de la Fédération de Basket de la Foire de Dakar. Il a toujours été Président.

Au début, les gens de ma famille n’y croyaient pas.

Frédéric (Moulès) : Bonjour. Malgré votre carrière de sportif, arrivez-vous à avoir une vie normale ?
Oui, mais c’est un peu difficile. On est pas souvent avec la famille car en déplacement ou à l’entrainement. Je profite des jours de repos pour sortir avec ma famille, c’est la meilleure solution pour leur faire plaisir et pour me faire plaisir.

Mario (Tarascon) : Quand vous étiez petit, vous a-t-on dit que vous n’y arriverez pas ?
Au début, les gens de ma famille n’y croyaient pas. Mon grand-père était écrivain, il ne voyait la réussite que par les études. Pour eux le football n’allait rien m’apporter. Mais aujourd’hui ils sont fiers de moi et savent qu’ils se sont trompés. Les gens de mon quartier ont toujours cru en moi, et j’ai toujours laissé une bonne impression dans tous les clubs où je suis passé. Je donne le meilleur de moi-même et mouille le maillot.

Frédéric (Cavaillon) : Bonjour Ibrahima. Dans le vestiaire, quel joueur est le plus blagueur ?
C’est Mamadou Niang, et Hugo Rodriguez aussi. Mais je ne m’oublie pas, je chambre beaucoup, je suis un grand blaguer.